Avant toutes choses, installons nous à Réalmonte, au bord de la plage pour profiter de la baignade et d'un beau coucher de soleil.
La vallée des temples nous offre une
inoubliable promenade matinale au travers les oliviers, les amandiers et le monde antique. L’essentiel de la vallée se situe en fait sur la crête d’une colline, mais tout autour de celle-ci, et
sur une vaste étendue, les vestiges et ruines greco-romaines sont bien visibles.
Commençons la visite par la partie haute, et plus précisément par le temple de la concorde. Très bien conservé, posé sur la crête, il est visible de partout et a très fière allure.
A l’extrémité de la colline, se
dressent les colonnes du temple d’Héra, sur l’un de ses cotés, elles supportent encore la totalité de l’architrave. La vue alentour est magnifique.
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En arrivant, nous avions laissé de coté le temple d’Héraclès, pour profiter du meilleur avant l’arrivée de la foule. Retournons sur nos pas pour aller voir ce qu’il en reste. Une série de huit colonnes, quatre d’entre elles sont toujours coiffées de leur chapiteaux doriques. L’accès est autorisé et c’est avec plaisir que nous déambulons parmi ces vielles pierres.
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Traversons la route pour aller visiter la partie inférieure du site. De l’immense temple de Zeus, (113m. sur 56) il ne reste plus grand chose. Françoise est impressionnée par les dimensions d’un chapiteau dorique tombé au sol. Autre curiosité, la copie du seul atlante retrouvé ici, l’original est exposé au musée. Ces télamons, haut de plus de sept mètres, étaient intercalés entre les colonnes, supportant ainsi une partie de l’architrave.
Plus bas,
quatre colonnes constituent l’angle restant du temple dédié aux jumeaux Castor et Polux.
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Nous nous rendons au musée, il met en évidence des objets trouvés sur place, et donne des explications intéressantes sur les temples.
Le voyage se poursuit vers Marsala puis Trapani, la région est en pleines vendanges, les routes sont encombrées de petits camions chargés de raisin, ils roulent très lentement et ne sont pas éclairés, attention dans les tunnels. Sur un figuier, nous cueillons des figues sèches, elles ont séchés sur l’arbre et sont délicieuses.
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A Castellammare del Golfo, nous
sommes sous le charme du petit de port de pêche et de sa plage. Malheureusement le ciel est assombri de lourds nuages.
Papotages sur le port de Sferracavallo avec des pêcheurs. Les
Siciliens sont des gens charmants, très sympathiques, avenants, et spontanément serviables.
Descendu du bus station centrale à Palerme, équipé d’un plan, sans idée précise, hasardons nous à la découverte de la capitale sicilienne.
La piazza Pretoria est occupée par
une immense fontaine aux nombreux personnages nus. Une jolie anecdote, jugeant ces statues très impudiques, les sœurs d’un couvent voisin décidèrent de couper l’organe viril, pourtant de
marbre de ces mâles inconvenants. Mais au moment de passer à l’acte, offusquées d'en arriver à de telles extrémités… elles leur sectionnèrent le nez.
Les quatre coins, ou quartier,
(Quattro Canti) ne sont que l’intersection de deux avenues principales. Leur intérêt réside dans le fait que les quatre angles ainsi formés, sont
agrémentés d’une fontaine représentant pour chacune d’elles, les quatre saisons.
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Nous traversons un marché pittoresque avant de tomber sur l’imposante cathédrale, héritage arabo-normand. En y pénétrant, nous sommes surpris par l’atmosphère d’une étonnante blancheur qui rend à l’immense nef une clarté quasi naturelle.
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Notre plan nous conduit vers un jardin et encore une très belle fontaine, puis à l’inévitable Capella Palatina. Elle aussi d’inspiration arabo-normande, les superbes mosaïques byzantines supportées par des colonnes de styles antiques (ordre corinthien) se mêlent aux caissons et stalactites d’architecture arabe. L’emsemble est très réussi. Les luxueux appartements des rois normands font suite à la visite.
Le lendemain nous nous trouvons un
emplacement de rêve dans un camping près de Celafu. Seuls sur une grande terrasse, sous les eucalyptus, en surplomb d’une plage mi sable mi rochers, quel régal avec masque et tuba. Nous
nourrissons l’idée d’y rester quelques jours. Pas de chance, le lendemain un nouveau orage avec coulées de boues nous chasseras de ce petit paradis.
La route jusqu’à Messine est agréable et roulante, elle traverse de jolis petits villages, avec, bien entendu, la vente de fruits et
légumes au triporteur.
Un rien irréelles, les îles Eoliennes, Vulcano,Lipari, Salina... cônes éthérés par le voile de la distance, façonnées dans les
forges de Vulcain, posées par le souffle divin sur une mer qui a retrouvé son bleu d’azur, nous font un dernier petit clin d’œil devant un horizon perdu dans la profondeur de l'infini.
Mais arrêtons là notre lyrisme avant d'effectuer les derniers tours de roues qui nous séparent de la grande ville portuaire et du
ferry.
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Ce voyage nous a-t-il changé ? Il peut sembler que oui, mais cela ne devrait pas durer.
Marc Octobre 2009
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